La semaine dernière, j'ai terminé par un P.S. après avoir découvert que ce qui était caché dans la boîte aux trésors n’était pas ce dont je pensais m’être souvenu. Au lieu de cela, ça disait que la source de ma force était de “rencontrer" mon adversité.

Il y a de nombreux chemins que nous pourrions emprunter pour en savoir plus sur ce principe, mais j'ai remarqué une chose importante qui a été un déclic, j'ai remarqué le mot "rencontrer" mon adversité.

Il y a quelques années, je vivais dans une petite ferme, la ferme que le Seigneur a utilisée pour restaurer le mariage de mon fils avec sa femme, elle était comme la plupart des fermes. Elle était isolée. Notre voisin le plus proche (des amis de la famille de longue date que mes enfants appellent "tante et oncle") vivait à exactement un kilomètre de là. Même pour se rendre à la ferme depuis l'autoroute peu fréquentée, il fallait parcourir un quart de kilomètre sur une longue allée de gravier.

La nuit où j'ai " rencontrer " mon adversaire, c'était en rentrant très tard de mon séjour en ville. Sans lampadaires, sans lumière d'aucune sorte, j'ai tourné dans mon allée et j'ai commencé à rouler lentement sur l'allée de gravier d'un quart de kilomètre, pour apercevoir derrière moi, des phares qui me suivaient, tourner eux aussi. Bien sûr, mon cœur a commencé à battre la chamade, et c'est à ce moment-là que j'ai dû prendre une décision. En arrivant dans mon garage, est-ce que j'allais entrer rapidement, bien fermer et courir à l'intérieur vers une chambre plus sûre pour attendre patiemment ce qui allait arriver ? Où....

Ce que j'ai fait, c'est me garer, sortir de ma voiture et marcher jusqu'à l'ouverture de la porte de mon garage en attendant le camion qui m'avait suivi. Je ne sais pas exactement comment je me tenais ; je ne crois pas que je me suis tenue les mains sur les hanches avec défi (comme on le voit dans les films), mais je sais une chose, j'étais vulnérable à tout ce qui allait arriver. Quand le camion s'est lentement arrêté, la fenêtre s’est ouverte et bien qu'il fit sombre, j'ai pu me rendre compte qu’il s’agissait du fils de nos voisins. Il m'a dit : "Wow, tu es vraiment courageuse ! Je suis sûr que Gladys (la femme à qui appartenait la ferme) aurait couru à intérieur pour appeler mon père afin qu'il apporte son fusil de chasse ! Pourquoi es-tu restée plantée là ?" Je lui ai dit parce que plutôt que de courir et de me cacher dans la peur, Dieu sait combien de temps, je préférais rencontrer et faire face à ce qui allait se passer.

Encore une fois, je ris parce que le message de la semaine dernière ne parlait que "d’atteindre les sommets" et de claquer la porte ; maintenant, cette semaine, je dis de rencontrer et de faire face à l'opposition.

Pourtant, je crois que ce qui est différent, c'est que je n'aurais pas été en sécurité à l'intérieur avec Lui, endormie blottie. Cette fois, et si souvent, nous sommes à découvert, vulnérables aux attaques qui ne manqueront pas de nous toucher. C’est donc ça « rencontrer » nos peurs, notre adversité… Non, ne pas être prêt à se battre, mais ne pas courir vite pour se cacher, c’est ce que nous pouvons faire lorsque nous puisons dans la Source de notre force. En tant qu'épouse, la véritable source de notre force est son amour et c'est pourquoi nous sommes capables de sourire et même de rire de l'avenir. Proverbes 31:25.

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