LEĂONS DE VIE
« Il me fait reposer dans de verts pùturages »
Erin Thiele
CHAPITRE UN â En rire
Chaque adolescent que jâai rencontrĂ© porte plus de stress quâil nâen montre.
Tu nâen parles peut-ĂȘtre pas, mais tu le ressens :
la lourdeur dans ta poitrine,
lâinquiĂ©tude dans ton esprit,
la question que tu te poses dans les moments de silence â
« Pourquoi est-ce que tout mâaffecte autant ? »
Ce premier chapitre est ta réponse.
Avant de parler de quoi que ce soit dâautre â identitĂ©, amitiĂ©s, relations,
but â nous commençons par quelque chose que le Seigneur Lui-mĂȘme fait :
Il rit.
Il nâest pas Ă©branlĂ©.
Il nâest pas intimidĂ©.
Il ne repasse pas les choses à 2 heures du matin en se demandant ce qui a mal tourné.
Il voit lâensemble du tableau, et Il sait comment tout va sâarrangerâŠ
mĂȘme quand toi, tu ne le sais pas.
Et parce quâIl voit clairement, Il tâinvite Ă vivre avec cette mĂȘme
assurance.
Cette mĂȘme lĂ©gĂšretĂ©.
Cette mĂȘme joie.
Mais parfois, pour y parvenir, tu dois traverser des moments qui tâĂ©prouvent.
Laisse-moi te raconter lâun des miens.
Quand quelque chose de petit paraßt énorme
Il y a quelque temps, jâavais des invitĂ©s qui sĂ©journaient dans ma maison de vacances. Tout a commencĂ© normalement â tout le monde Ă©tait aimable, les conversations Ă©taient faciles, rien dâinhabituel. Puis soudain, de nulle part, jâai senti un changement.
Leur attitude a changé.
Leur humeur est tombée.
Et avant mĂȘme que je puisse comprendre ce qui sâĂ©tait passé⊠ils ont fait leurs valises et sont partis.
Si tu as dĂ©jĂ eu un ami qui a arrĂȘtĂ© dâĂ©crire, quelquâun qui tâa laissĂ© en « vu », ou un groupe qui a soudainement agi diffĂ©remment, tu connais ce sentiment.
Ăa te frappe dâabord Ă lâestomac.
Puis tes pensĂ©es sâemballent :
Ai-je fait quelque chose ?
Ai-je dit quelque chose ?
Est-ce de ma faute ?
Câest exactement lĂ que mon esprit est allĂ©.
Jâai rejouĂ© chaque petit dĂ©tail, essayant de lâanalyser jusquâĂ lâĂ©puisement. Et plus je le rejouais, plus je me sentais mal Ă lâintĂ©rieur. Cette sensation de chute â celle qui se propage de ta poitrine Ă ton ventre â a commencĂ© Ă grandir.
MĂȘme si jâessayais dâagir calmement, Ă lâintĂ©rieur jâĂ©tais blessĂ©e et confuse.
Alors je me suis mise Ă lâĂ©cart et jâai demandĂ© doucement au Seigneur :
« Quâest-ce qui se passe ? Quâai-je fait de mal ? »
Et Il mâa rĂ©pondu avec tant de douceur, mais aussi avec tant de clartĂ© :
« Rien. Cela ne te concerne pas. »
Quand les mensonges commencent Ă parler
MĂȘme si Dieu mâavait parlĂ© avec vĂ©ritĂ©, les sentiments nĂ©gatifs ne disparaissaient pas instantanĂ©ment.
Parce que lâennemi sait exactement oĂč te frapper :
dans tes peurs,
tes insécurités,
tes zones de « je ne suis pas assez ».
Il murmure des mensonges comme :
« Tu as forcément fait une erreur. »
« Les gens te quittent toujours. »
« Le problĂšme, câest toi. »
Et soudain, tout ce dont tu pensais ĂȘtre guĂ©ri revient en force.
Câest ce qui mâest arrivĂ©.
De vieux souvenirs.
De vieux regrets.
De vieilles culpabilités.
Tout est revenu si vite que ça semblait réel à nouveau.
Mais le Seigneur nâarrĂȘtait pas de me rappeler :
« Cela ne te concerne pas. Secoue-toi. »
Pourtant, les émotions restaient accrochées.
Et alors Dieu a fait surgir quelque chose dans mon esprit.
Un moment devant le miroir
Des annĂ©es plus tĂŽt, jâavais eu du mal Ă croire lâhonnĂȘtetĂ© de quelquâun â quelquâun qui me disait la vĂ©ritĂ©. Et je me souviens avoir dit : « Pourquoi ne veux-tu pas me croire ? Je nâai pas menti. »
Et soudain, me voilĂ en train de faire la mĂȘme chose avec Dieu :
Il avait parlé avec vérité, mais je continuais à douter parce que mes sentiments semblaient plus forts.
Cela mâa humilitĂ©.
Et Ă ce moment-lĂ , avec toutes ces Ă©motions tourbillonnant en moi, jâai senti le Seigneur murmurer quelque chose de simple et surprenant :
« Ris-en. »
Pas parce que la situation nâavait pas dâimportance.
Pas parce que mes sentiments nâĂ©taient pas rĂ©els.
Mais parce quâIl est plus grand que tout cela.
Secouer les choses â Le moment de Malte
Puis Dieu mâa donnĂ© une image â comme sortie tout droit dâun film dâaction.
Jâai imaginĂ© Paul juste aprĂšs le naufrage, Ă©chouĂ© sur lâĂźle de Malte â une petite Ăźle de la mer MĂ©diterranĂ©e. Les habitants aidaient tout le monde Ă se rĂ©chauffer aprĂšs la tempĂȘte.
Paul se pencha pour ramasser des brindilles pour le feu, et câest lĂ que câest arrivĂ© :
dâun tas de branches, une vipĂšre trĂšs venimeuse jaillit et le mordit au bras.
Ce nâĂ©tait pas le genre de serpent dont on peut sâĂ©loigner sans danger.
Une morsure comme celle-lĂ pouvait tuer une personne en quelques secondes ou minutes.
Les gens avaient dĂ©jĂ vu dâautres mourir de ces morsures â rapidement.
Alors, quand ce serpent pendait au bras de Paul, tout le monde sâattendait Ă de la panique.
Des cris.
Un effondrement.
Quelque chose.
Mais Paul ne paniqua pas.
Il secoua simplement le serpent dans le feu, comme on enlÚve la poussiÚre de sa manche⊠et continua à aider avec le feu.
Calme.
Stable.
ComplĂštement imperturbable.
Et le Seigneur me montra :
« Câest ainsi que tu gĂšres les choses qui essaient de sâaccrocher Ă toi â
la peur, la culpabilitĂ©, la honte, le trop-penser. Tu les secoues avant quâelles ne sâinstallent. »
Pas de drame.
Pas de spirale.
Pas de poison qui reste.